Je retrouve mon atelier d'extérieur, ainsi que les couleurs de référence dans la palette. Il m'est ainsi facile de préparer les teintes en quantité suffisante pour avancer cette aquarelle.
Je travaille l'oeil d'un noir ivoire nuancé d'ombre naturelle, avec une grande précision, car tout se joue à cet instant. Pas assez de lumière ou trop réduirait l'intensité du regard qui précisément rend au portrait une impression de vie et d'espace.
Pour moi se reflète dans ce regard la tension extrême et contenue de l'animal, vigilant, prêt à fuir à la moindre alerte,, mais j'y vois aussi de la douceur, un grand calme... et c'est à cela que je songe en peignant. Je souligne les contours de noir pur et dense toujours avec précision pour obtenir la profondeur et la finesse de l'oeil du chevreuil.
Il est temps de penser au fond et au mouvement qui viendra souligner le portrait sans l'écraser. J'opte pour une dernière touche de couleur sur l'oreille, juste un peu, raisonnablement, la tentation est grande de la peindre en totalité...